2021

FR/


Caméra et étalonnage : Dominik Zietlow
Montage : Simona Dvorak, Tania Gheerbrant & Roy Köhnke
Voix off : Laure Mathieu
Musique : Victor Villafagne
Un grand merci à ceux qui ont rendu ce projet possible et ont accueilli nos convives :
Cité internationale des arts de Paris, plus concrètement Nataša Petrešin Bachelez, Vincent Gonzalvez, François Tiger, Alix Pornon.
La maison de l'ours, Kristina Solomoukha & Paolo Codeluppi et le Wonder/Fortin.
Un merci particulier à ceux qui ont travaillé à la relecture des subtiles : Matthew De Buck-Ettinger et Noélia Portela ; à Nico Sauer pour le soutien sonore pendant la performance à Wonder, et à tous les participant.e.s du film et des six dîners performatifs.


Le Film Sortir de la dystopie est le résultat de la collaboration des artistes Tania Gheerbrant et Roy Köhnke et de la curatrice interdépendante Simona Dvorak. Entre bande-annonce et essai expérimental, ce film présente les premières étapes d’un travail collectif, qui vise à collecter et à partager les visions d’un futur proche. Il a pris corps à la Cité internationale des arts en novembre dernier, lors de moments conviviaux, sous la forme de dîners performatifs.
Tantôt onirique, tantôt documentaire, ce film interroge la fabrication de nos émotions et de nos perceptions. Il questionne la manière dont nos utopies nous fabriquent et pose la naïveté et l’optimisme comme force de résistance.




EN/


Camera and color grading: Dominik Zietlow
Editing: Simona Dvorak, Tania Gheerbrant & Roy Köhnke
Voice-over: Laure Mathieu
Music: Victor Villafagne
Special thank you to those made this project possible and hosted our diners:
Cité internationale des arts de Paris, more concretely Nataša Petrešin Bachelez, Vincent Gonzalvez, François Tiger, Alix Pornon.
La maison de l'ours, Kristina Solomoukha & Paolo Codeluppi and the Wonder/Fortin.
A special thank you to those who worked on the subtiles proofreading: Matthew De Buck-Ettinger and Noélia Portela to Nico Sauer for sound support during the performance in Wonder, and to all the participants of the movie and the six performative dinners.


The film Escape from Dystopia is the result of the collaboration of artists Tania Gheerbrant and Roy Köhnke and interdependent curator Simona Dvorak. Between trailer and experimental essay, this film presents the first stage of a collective work, which aims to collect and share visions of a near future. It took shape at the Cité internationale des arts last November, during convivial moments around performative dinners. Sometimes dreamlike, sometimes documentary, this film puts our psyche into perspective by questioning the fabrication of our subjectivities - emotional and perceptual - through images and narration. The way in which our utopias navigate us and uses naivety and optimism as a force of resistance.



Sortir de la dystopie, poster invitation dinner VI. 2021













ESCAPE FROM DYSTOPIA,  Simona Dvorak, Tania Gheerbrant & Roy Köhnke, 12’ HD Color with sound,  Camera and color grading: Dominik Zietlow / Editing: Simona Dvorak, Tania Gheerbrant & Roy Köhnke / Voice-over: Laure Mathieu / Music: Victor Villafagne. Performers : Simona Dvorak, Roy Köhnke, Tania Gheerbrant, Vincent Gonzalvez, Alessandra Carosi, Felipe Vasquez, Christophe Domino, Nathalie Harb, Magdi Masaraa, Carla Adra, Charlotte Janis, Paolo Codeluppi, Catherine Radosa, Nefeli Papadimouli, Brunna Laboissiere, Prosper Legault, Daniel Jablonski. 




Sortir de la dystopie


Comment sortir de la dystopie ? Ensemble nous voulons explorer tous les possibles.
Si vous regardez l'océan, le paysage, les rues, le monde - trouverez-vous quelque chose à voir, à entendre ou à ressentir ? Il y a certainement des endroits que nous voulons, rechercher ou désirer. Des lieux de plus en plus vides ou de plus en plus pleins, bruyants, contemplatifs, déchirés ou oubliés avec des relations plus ou moins affectées. Nos espaces préférés, comme les espaces où nous revenons souvent sans savoir pourquoi. Ces lieux existent dans le monde physique ainsi que dans notre imagination, nos souvenirs et nos rêves hallucinatoires. Cependant, c'est le fait d’exister et de comprendre comment coexister ici et maintenant au sein de ces espaces pluriels, qui dessine la possibilité de l'anticipation libératrice.
Que pouvons-nous faire aujourd’hui alors qu’il est si difficile de penser l'avenir, et qu’en même temps, nous ne pouvons pas nous arrêter d'y penser. À une époque où nous sommes séparés plus que jamais et beaucoup plus proches à la fois. Quel est cet avenir ? À quoi ressemble-t-il ?
Un sommeil paradisiaque ou plutôt l’enfer hivernal ? Et s’il n’y avait pas qu’un avenir unique mais un avenir pluriel.
Sortir de la dystopie est un projet participatif qui vise à collecter et à partager les visions d’un futur proche lors d’un moment convivial et collectif. Nous nous demandons quel est l'avenir de chaque individu après cette période de séparation qui nous a envahi et dont nous sentions déjà les prémisses avant la crise sanitaire. Le moment présent ici et maintenant devient pour nous essentiel afin de repenser les notions de communauté et de partage. Nous souhaitons ainsi élargir ce questionnement aux émotions et à leurs impacts sur notre vision d’un futur proche parfois naïvement positif.
Conçu autour d’une soupe végétarienne, nous réunissons des amies et des personnes invitées au hasard. La première partie est consacrée à des performances construites à partir de textes écrits par d’autres et rendus utopiques dans un jeu de collages lumineux et sonores.
Dans un deuxième temps, nous demandons aux participants de répondre à une enquête anonyme. Les questions interrogent de façon globale et individuelle leurs prémonitions politiques ou sociales et de façon intime, leurs rêves et leurs outils pour envisager le futur.
Ces témoignages récoltés nous ont permis (par un jeu de collage de texte) de réaliser les dialogues du film. Tantôt onirique, tantôt documentaire et parfois drôle, ce film remet en perspective nos psychés et interroge ainsi la fabrication de nos subjectivités – émotives et perceptives - par l’image et la narration. Il sous-tend l’idée d’une exposition comme un procédé de mise en espace « végétal et somatique » dans lequel visiteur.ice.s, intervenant.e.s, commissaires, artistes travaillent ensemble à anticiper le monde. C’est-à-dire encore à le prévoir, l’imaginer, le ressentir pour mieux le transformer.
Sortir de la dystopie est directement lié au contexte de la Cité internationale des arts, de par ses intervenants et la force du collectif qui s’y joue. Il s’est construit organiquement dans l’hybridation entre un acte curatorial et une réalité fictionnée/performée.
Sortir de la dystopie est notre première tentative de créer un film d’anticipation à caractère documentaire. À travers ce projet nous générons des micro-communautés éphémères.
Elles nous permettent ainsi d’étudier les possibles communs.

Simona Dvorak, Tania Gheerbrant, Roy Köhnke





Sortir de la dystopie, Vol. V, La maison de l’ours, 16 May 2021 / Pic: Paolo Codeluppi.




Sortir de la dystopie, Vol. VI, Le Wonder/Fortin, 21 May 2021 / Pic : Dominik Zietlow



Sortir de la dystopie, Vol. VI, Le Wonder/Fortin, 21 May 2021 / Pic : Dominik Zietlow

 

Sortir de la dystopie, posters invitations dinners IV & V. 2021


© Tania Gheerbrant_2021