In Rush

Collectif JGB

La Ferme de Quincé, Rennes, 2017

 

 

jgb in rush tania gheerbrant 3

Flux landscape est composé de câbles électriques coulés dans une chape de plâtre qui recouvre les 36 m2 de l’espace d’exposition. Elle y dessine un parcours sinueux plus esthétique que rationnel.

C’est à la fois un display sur lequel viennent s’inscrire d’autres oeuvres, notamment  Se faire la figue de Mahalia Kohnke-Jehl et une proposition sculpturale à part entière, qui se joue des nécessités d’alimentation, ici électriques, de la galerie.

in rush forviko tania gheerbrant caroline reveillaud
jgb in rush tania gheerbrant 1
jgb in rush tania gheerbrant 2

Le titre In Rush, naît d’ un néologisme associant le mot anglais “inrush” signifiant “courant d’ appel” soudain et d’ intensité élevée et l’ expression “to be in a rush” / “être pressé par le temps”. Le titre de l’ exposition fait référence au “rush” de la Ruée vers l’ or, mouvement précipité voire violent, qui aboutit à un travail lent et difficile.

 

À contre pieds de ce rush, se déploie dans l’ espace un paysage lunaire où la fleur, le bouquet et la flânerie deviennent les matériaux premiers de l’ exposition. Tout agit alors par contamination et métamorphose, le plâtre coulé envahit tout l’ espace jusqu’ à contaminer le bouquet, qui, projeté au sol s’ élève et révèle la part maudite du don. Figés dans le plâtre, les câbles approvisionnent  l’ exposition en électricité en y dessinant un parcours sinueux plus esthétique que rationnel. Au bout de l’ un d’ eux un vidéo-projecteur nous présente un film en noir et blanc représentant l’ étrange scène d’ une composition florale. Le bouquet confectionné est ainsi réalisé à partir de fleurs artificielles dont les caractères typographiques imprimés nous amènent à penser qu’un code caché voire cabalistique s’ y camoufle. Il faudra pourtant être au parfum pour pouvoir y lire, traduit en espéranto, un poème d’ un dramaturge anglais du XVIIᵉ siècle, poème qui, paraît-il, sauva un jour la vie d’ un homme.

 

La bâche imprimée dépliée au mur annonce la carte en représentant le degré zéro de la marche, une nuée de piétinements à la limite du lisible. Eclairée par une lampe infrared, une figue sèche sur un monticule de plâtre encore humide ; réaction thermique impossible qui aboutira à la cassure du promontoire-même. Dans la seule corniche de l’ espace, donnant sur la seule fenêtre de l’ espace, un ordinateur diffuse les fragments d’ un voyage en terre d’ excavation, où une randonnée dans une carrière de marbre côtoie des images prises sur le vif aux alentours de la galerie. La fenêtre est borniolée, le réel est visible dans les rushs mis bout à bout par l’ artiste.

À l’ extérieur, sur un panneau d’ affichage à destination des conducteurs de la zone industrielle, l’ image d’ un bouquet plâtré a été contrecollée en 3 mètres par 4. L’ image est à la fois monumentale et invisible, publique et publicitaire, publicitaire et désobéissante.”

 

jgb in rush tania gheerbrant 4

Forviko est une courte vidéo présentant en noir et blanc négatif, l’assemblage d’un bouquet. Le bouquet confectionné est ainsi réalisé à partir de fleurs artificielles dont les caractères typographiques imprimés nous amènent à penser qu’un code caché voire cabalistique s’y camoufle.

Détails des pièces :

 

- Vue d’exposition : IN RUSH, Collectif JGB, La Ferme de Quincé, Rennes, Forviko, 2017, vidéo HD noir et blanc, muet, 2’00’’, Flux Landscape, détail, 2017, plâtre, câbles électriques, prises, 400 × 600 cm

 

- Documentation de travail, 2017, photographie argentique numérisée.

 

- Un-mapping, 2017, impression couleur sur bâche, pliée-dépliée, 233 × 350 cm, Caroline Reveillaud & Flux Landscape (détail), Tania Gheerbrant, 2017, plâtre, câbles électriques, prises, 400 × 600 cm

 

- Se faire la figue, 2017, ampoule à infrarouge, plâtre, terre, figue, dimensions variables, Mahalia Köhnke-Jehl & Flux Landscape (détail), Tania Gheerbrant, 2017, plâtre, câbles électriques, prises, 400 × 600 cm

 

- Photogramme de Forviko, 2017, vidéo HD noir et blanc, muet, 2’00’’