five loops and a twist --------2017

vue générale de Five loops and a twist, DNAP - ensba Paris - atelier Ann Veronica Janssens

premier plan : Performeuse - Paola Renard, second plan : Performeuse – Mahalia Köhnke-Jehl, photo :  Adrien Thibault

Five Loops and a twist, part 1 : Mob’réçit, 2017, contreplaqué, miroir/alluminium, métal, tablette, vidéo 2” en boucle

performeuse : Paola Renard, dimension et durée variable, photo :  Adrien Thibault

Décidément, Tania Gheerbrant ne cesse d’éprouver – délicatement – les spectateurs. Il y a deux ans, pour Blue Agency, elle leur avait imposé une séance d’hypnose fictive où ils devaient garder les yeux fermés pendant tout le déroulé de l’action. En 2017, pour son diplôme Five loops and a twist, tout semble se passer comme si leur présence n’était pas nécessaire : les performances ont déjà commencé lorsqu’ils entrent dans la pièce, et se répéteront encore et encore, même après leur départ. L’ensemble des propositions que Tania Gheerbrant met en place évoque l’idée d’une boucle, qu’elle soit celle du ruban de Möebius, de la pellicule d’un film super 8 qu’une jeune femme en combinaison blanche rembobine régulièrement, ou encore du disque vinyle en circuit fermé qui n’émet qu’un bruit léger de friction. Tout ne se donne pas immédiatement, il faut arpenter les espaces, parfois se baisser, tourner autour d’une colonne pour lire les poèmes qui y sont écrits, aller et venir pour entendre les textes de deux performeuses : un langage codé à déchiffrer se dévoile par fragments.

Camille Pauhlan

texte extrait du catalogue Felicità 18, Beaux-Arts de Paris Editions

Five Loops and a twist, part 2 : erre vs air, 2017, caisson lumineux, gopro, bois, peinture, néons, impressions sur rhodoïds, vidéoprojecteur, performeuse : Laure Mathieu, dimension et durée variable, photo : Adrien Thibault

Five Loops and a twist, part 3 : When a mountain becomes cubes, 2017, film et projecteur super 8, combinaison sérigraphiée,  performeuse : Mahalia Kohnke-Jehl,  dimension et durée variable, photo :  Adrien Thibault

The Big Loop, 2017, résine polyester, lecteur vinyle, enceintes, 60 × 60 cm